Mohand Ait Salem – Daniel Prévost, connu pour son humour, a eu une jeunesse très éprouvante. Il a découvert son identité tard après avoir été orphelin de père. Alors qu’il le presse de partir à l’étranger, il apprend que son grand-père est décédé. L’attitude enjouée de Daniel Prévost cache le fait qu’il porte le fardeau de ses blessures passées.
L’humoriste et acteur fait ses débuts à la télévision à l’âge de 21 ans après être né le 20 octobre 1939. Il est élevé par sa mère, Louise Drancourt, d’origine normande, depuis son plus jeune âge. En revanche, au fil des années, Daniel Prévost commence à ressentir un vide, le vide d’un père qu’il n’a jamais rencontré et qu’il a rarement entendu parler. Même s’il n’a pas la possibilité d’évoluer sans cette figure paternelle tant désirée, il construit quand même sa vie.
L’acteur trouve alors du réconfort dans l’écriture. Coco belles-nattes, son premier roman, paraît en 1985. Il raconte, à travers le personnage de Daniel Forestier, son enfance sans père. Il arrive que, avec beaucoup de courage, le disciple de Jacques Martin décide de rechercher l’identité de son créateur.
Alors, il se dirige vers une de ses tantes qui, au moment où il est sur le point de mourir, l’aide à retrouver le chemin du retour. Un immense soulagement pour l’artiste qui obtient enfin des réponses à la plupart des questions de sa vie. Cependant, le reste de son histoire sera également rempli de guérisons, de découvertes et de grandes souffrances.
En Kabylie, Daniel Prévost rejoint son père.
A partir de demain, le veuf de Jette Bertelsen se rendra en Kabylie dans l’espoir de revoir enfin le visage de son père ; il est originaire d’Algérie. Il arrive donc dans la ville de Taghzout, où tantes et cousines le saluent. Malheureusement, on lui apprend que son père est mort depuis longtemps (Libération). Le cimetière sera donc le lieu de la première rencontre de Daniel Prévost avec son père, Mohand Ait Salem.
Le comédien apprend de mauvaises nouvelles, mais il trouve un certain réconfort dans le fait que ses origines peuvent l’aider à donner un sens à sa douleur passée. Par la suite, Daniel Prévost découvrira que la famille de sa mère a rejeté son père. Une aventure déstabilisante.Étonnant, n’est-ce pas, Daniel Prévost est à la fois auteur et kabyle ? Daniel Prévost est toujours le même beau généreux déconneur à lunettes et frisé, et il n’a pas changé, selon vous.
C’est un métier. Un métier enseigné à l’école. Comédie sexuelle. Après, c’était soit ça, soit le travail, comme il le dit. Entre chaque période expérimentale, il a toujours une ou deux semaines pour fantasmer sur le travail qu’il a déjà tenté, un mois ici, un mois là, des mois qui n’en finissent pas. Il avait 20 ans en 1959. Toujours pas de figure paternelle après 20 ans.
Finalement, il en a retrouvé un, un père kabyle enterré ici à Taghzout, mort et enterré. Dans la douce lumière de la pente douce du cimetière, au milieu des chardons secs et hautains, un cousin de cette famille kabyle aigre, lui dit : « Viens, c’est par là » alors qu’ils s’arrêtaient près d’une haie touffue. D’un mouvement précis des bras de gauche à droite vers le sol, Nacer dit : “Ici est enterré ton père…” et poursuit : “dans ce sens…”
Aucun mur, aucun signe distinct n’indiquait que Da Mohand était mort. L’emplacement exact n’a été conservé que dans la mémoire des villageois. En face de ce petit tronc de terre, Daniel demeure silencieux. Nous sommes en 1993, et s’il avait écouté toutes ces lignes, il aurait dû mettre des guillemets.
Ils sont tous issus du quatrième livre de Daniel Prévost, “Le Pont de la Révolte” (1), dans lequel il décrit comment, bien qu’étant né de père inconnu, à 35 ans, on finit par en avoir des nouvelles et, bien plus tard, il le demande. Mais on ne peut pas y mettre de guillemets ; il faut changer les noms car Daniel Prévost, fidèle au pauvre dans son premier livre Coco Belles-Nattes, où il décrivait son enfance sans père, se cache derrière la fiction d’un personnage nommé Denis Forestier, qui lui ressemble, comme un sosie. … quand nous cachons nos doigts dans nos mains pour être sûrs d’être reconnus.
Wikipédia et Carrière
Dans ce livre, Le Pont de la Révolte, Denis Forestier fait un retour triomphal, même masqué, et on ne le reverra peut-être pas avant le troisième, dans lequel Daniel Prévost, sans visage, raconte une énième angoisse.
La trilogie est autobiographique car Prévost se considère comme un écrivain ; il cite Elias Canetti et Romain Gary ; il conseille aux amateurs de sancerre de lire Musée du département de Balzac ; et il ne se dérobe pas à ses deux précédents livres, Mesures d’urgence et Journal intime et inutile d’une vie banale, écrits par l’humoriste. Daniel Prévost s’est laissé consumer par le chagrin provoqué par la mort de sa grand-mère. Il rencontre sa carrière de pitre génial à la chance : J’ai passé trois ans au Conservatoire de Blanche Street.
Enfin, après avoir reçu mon premier prix d’acteur, j’ai reçu la visite de Jean-Marie Serreau, qui m’a souhaité bonne chance et m’a proposé de nous rencontrer, et de René Dupuy, qui m’a proposé des conseils et un rôle. Il fallait que je travaille car le lendemain j’allais auditionner pour un rôle dans “Un certain monsieur Blot” avec Jean Yanne et Michel Serrault.
Si cela n’avait pas été le cas, j’aurais continué ma carrière d’acteur. Voici ce que Prévost appelle son côté, Kierkegaard, Eh bien, il a le livre chez lui ; il prétend que c’est tout neuf ; personne ne l’a lu, pris ou cru. En attendant, il épousa une Danoise et nomma son grand-père Soren, tout comme Kierkegaard.
Ayant pour meilleur ami le nom de Samuel Bronsten, Prévost écrit à deux reprises dans Coco Belles-Nattes : « Je sentis naître en moi une envie folle d’être juif (…) Ah si j’avais pu être juif » (sur cite les noms du livre). A 35 ans, au détour d’une tournée en province, une petite vieille allongée sur son lit d’hôpital dit à Daniel : “Oh, ton père était algérien, tu t’appelles Aït-Salem !” puis il s’est souvenu pendant dix ans de la façon dont il se sentait complètement étranger, confronté à un monde dont il ne connaissait pas le protocole.
Il essaie d’imaginer la voix de son père, grave ou angélique, lorsqu’il pense à lui. “Était-il accentué ?” Il se souvient de la guerre d’Algérie, lorsque sa génération était envoyée sur des wagons par conscription, de la dépression qui l’a poussé à se réformer et du fusil qu’il ne pouvait pas garder entre lui et ses frères.
Samuel, le détective juif, l’abandonne pour retrouver les âmes à Saint-Denis, en banlieue parisienne, près du pont de la Révolte, où son père avait connu sa mère. Un petit coup de téléphone et toute une famille kabyle tombe éperdument amoureuse de lui. Avant de mourir, il a parlé. J’ai pleuré pendant une année entière. Ce livre est dédié à la mémoire de Da Youssef.
Il décrit toute la gamme des sentiments éprouvés par Daniel, sa femme et ses deux fils au cours de ce voyage sanglant, y compris le sentiment immédiat de famille et la confiance naturelle (et les remises en question de cette confiance lorsqu’il reçoit des menaces de mort avant de partir). Cet autre berceau, à peine englouti, bientôt évoqué par la guerre civile d’aujourd’hui. Et le revers de la médaille, c’est cette grande bastide mi-française mi-danoise qui vient d’être ouverte à un joyeux tiers kabyle.
Profil et Biographie
Daniel Prévost abandonne le ton du mensonge charmant qui lui permettait de participer à la fiction à trente pages de la fin. Il se lève, se remet à dire “je” (en italien), retrouve son humour, et cela n’a rien à voir avec l’acteur : 89 francs pour 252 pages du livre de Daniel Prévost “Le Pont de la Révolte” aux éditions Denoël.
Six rendez-vous avec Daniel Prévost Date de naissance : 20 octobre 1939 : racheté En 1975, il découvre que son père est algérien. Prix de l’autobiographie romantique : Coco Belles-Nattes (1985) 1986 : Grand Prix de l’humour noir pour Mesures d’urgence 1988 : 1 268 pages, 37 fig., Journal intime et inutile d’une vie banale, M. Lafon Premier séjour en Kabylie, dans la communauté pastorale, du 26 juillet au 9 août 1993.